On en parle • La dépression saisonnière

Non, ce n’est pas un mythe : la dépression saisonnière, c’est un vrai problème. Vous aussi êtes certainement concernés par cette fatigue presque irritable qui cohabitent avec vous depuis que les jours sont devenus plus gris. Le froid, le manque du soleil, les souvenirs estivaux qui sont déjà très loin, les nuages au-dessus de votre tête semblent se décliner au propre comme au figuré. Peut-être même que des sentiments d’insécurité, de nostalgie, de tristesse, de désespoir peut-être sont venus naître au plus profond de votre être. Et face à tout ceci qui vous a submergé du jour au lendemain, vous ne savez pas quoi faire ? Ne vous inquiétez pas ! C’est la saison et ça passera.

La première chose à faire dans le cas d’une dépression (saisonnière ou non), c’est tout d’abord d’accepter et relativiser votre état. « It’s okay to not be okay ». Les états d’âme arrivent à bon nombre de personnes pour des raisons diverses et variées. Il ne faut pas se sentir coupable de ne pas être bien dans sa peau à un moment donné. L’important est surtout d’accepter son état de mal être et se dire : oui, je vais mal. Le souci avec la dépression, c’est qu’elle est devenue, à cette époque, comme un stigma dont il faut avoir honte de porter les couleurs. Si l’on se casse un bras, les gens viendront à votre secours, vous demander des nouvelles, se préoccuperons de vous. Or, si vous leur avouez que vous êtes en dépression, croyez moi, bon nombre feront demi-tour. Pour moi, la raison est simple : nous sommes dans une société qui s’est elle-même crevée les yeux pour ne pas faire face à la réalité. Elle préfère ignorer, ne pas regarder, le mal qui règne à cette époque et préfère faire comme si de rien n’était. Nier l’existence des mal êtres qu’elle crée. Pourtant, une bonne manière d’enrailler ce mal – la dépression mais pas que… -, c’est d’accepter ces maux. Les révéler au grand jour pour qu’enfin on l’accepte.

Un exemple : la violence, le sexe, l'alcoolisme. Ces tabous ont été banalisés par la télévision, les films et les séries. En résultante de cet affichage organisé  de ces problèmes tout aussi particuliers, la société a mis en place des dispositifs - plus ou moins efficaces - pour y faire face. Bien que l'efficacité des ces derniers ne soit pas particulièrement encourageante, le point positif est qu'à présent, ils existent des aides. Néanmoins, il est clair que la banalisation de ces trois maux devenus omniprésents à cette époque ait eu un effet tout aussi néfaste, les rendant ainsi normaux aux yeux de certaines personnes...

La dépression s’illustre par un fait simple : pour en terminer, il faut l’accepter. Que ce soit à tout âge, il est normal de se retrouver face à soi-même et ne plus rien y comprendre. Ne plus savoir qui l’on est, être perdu en pensant à ce que l’on aimerait faire, aimerait devenir, être submergé par nos émotions, … Face aux difficultés de la vie, les coups durs, nous ne sommes pas tous égaux. Certains y feront face plus facilement que d’autres. Néanmoins, ne rien n’y comprendre n’en est pas moins une faiblesse. Les doutes existent et chacun de nous en est affecté, à des degrés différents.

"Nobody can save you but yourself - and you're worth saving. It's a war not easily won but if anything is worth winning - this is it." 
Charles Bukowski

Une fois que l’on a enfin accepté son état de dépression – vous sentez à quel point ce mot est devenu de mauvaise augure quand vous le lisez… fucking society ! –, la deuxième chose à faire est d’y faire face et la combattre. Si vous souffrez de dépression profonde, je vous conseillerai d’en parler à quelqu’un. Un membre de votre entourage en laquelle vous avez une totale confiance – le lien de confiance est très important puisque cette personne ne devra vous juger en aucun cas au risque de vous stigmatiser d’avance et vous y enfoncer par la même occasion. Cela peut également être une personne extérieure à votre situation qui, par son recul, saura vous aiguiller au mieux. C’est souvent à cet instant que vos préjugés sur les psychologues refont surface. Encore une conséquence de cette ultra banalisation tout droit venu des USA et des fameuses répliques de séries : « j’en ai parlé avec mon psy ». Savez-vous que dans la plupart de ces cas, on fait plutôt référence à un psychothérapeute. Attention de ne pas vous méprendre ! Seules les professions de psychiatres et de psychologues sont protégées par la Loi. Elles sont toutes les deux liés à un cursus universitaire. A contrario, n’importe qui peut calmer être psychothérapeute – oui, oui le fameux canapé sur lequel on voit les acteurs se coucher et raconter leurs malheurs – ou psychanalyste.

Si vous êtes plutôt concernés par une dépression passagère, saisonnière, il est également fortuit d’en discuter avec une personne proche. Votre maman ou votre plus fidèle ami. Ici aussi, il est important que votre interlocuteur ne pose aucun jugement. Vous verrez en discuter pourra déjà vous ôter un sacré poids sur les épaules. Vous déculpabiliser.

Enfin, arrive la phase d’attaque. Celle où l’on va prendre des décisions. Faire des choix dans le but d’aller mieux. Aller de l’avant. Dans le cas d’une dépression, seul un professionnel pourra vous donner les meilleures pistes à suivre. Je ne suis en effet pas habilité – petite blogueuse que je suis – à vous conseiller telle ou telle chose.

Si vous êtes concernés par une dépression saisonnière, là, je peux vous avancer quelques moyens de vous sortir de ce mal être temporaire. Le meilleur serait de tout simplement prendre du temps pour vous. Et oui, en été, le soleil met directement de bonne humeur et libère votre esprit de ce qui vous tracasse. Ses rayons illuminent vos états d’âme tandis que la vitamine C – des fruits estivaux gorgées de soleil – et la vitamine D réconforte votre corps. Durant les saisons d’automne et d’hiver, sans le soleil pour nous réchauffer, nos pensées sont vite embrumées et aussi grises que le ciel qui pèsent au-dessus de nos têtes. Pour y remédier, prenez une fois par semaine, une journée/un après-midi pour vous occuper de vous-même. le cocooning est le meilleur de vos alliés. Mettez votre esprit sur OFF et savourez ce moment entre vous et vous-même.

Dans une pièce ni trop chaude ni trop froide, rangée, pourquoi ne pas allumer quelques bougies. Réchauffez également l’atmosphère avec un parfum agréable – pour moi, c’est Caramel au beurre salé de Yankee Candle. Ensuite tous les moyens sont bons pour vous détendre. Je vous laisse avec cette jolie petite illustration trouvée sur Pinterest. Je suis certaines que vous pourriez y trouver le moyen le plus efficace pour vous aider à faire un break !

FullSizeRender.jpg

A très vite ! ♥

Publicités

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s